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<title>Frope</title>
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<pubDate>Sat, 16 Aug 2008 17:48:32 +0000</pubDate>
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<title>Frope</title>
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<title>Ha ça (ira)&#8230;</title>
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<pubDate>Sat, 16 Aug 2008 17:48:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>frope</dc:creator>

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<description><![CDATA[&#160;
.
Mais o&#249; est l&#8217;opposition ?
Bah oui, l&#8217;opposition d&#233;mocratique, l&#8217;opposition parlementaire, l&#8217;opposant(e) pr&#233;f&#233;r&#233;(e) de l&#8217;opinion.
Ha, &#231;a&#8230;
.
&#171;&#160;Selon certaines analyses d&#8217;inspiration f&#233;ministe, la femme fatale dans le film noir classique est punie au niveau de la ligne narrative explicite. Autrement dit, elle est d&#233;truite pour avoir fait preuve d&#8217;assurance et pour avoir port&#233; atteinte &#224; la domination patriarcale [...]]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<img alt="" border="0" src="http://www.eyestorm.com/images/works/41307_mainimage.jpg" /></p>
<p>.</p>
<p><font size="3">Mais o&ugrave; est l&#8217;opposition ?</font></p>
<p><font size="3">Bah oui, l&#8217;opposition d&eacute;mocratique, l&#8217;opposition parlementaire, l&#8217;opposant(e) pr&eacute;f&eacute;r&eacute;(e) de l&#8217;opinion.</font></p>
<p><font size="3">Ha, &ccedil;a&#8230;</font></p>
<p>.</p>
<p><em><font size="3">&laquo;&nbsp;Selon certaines analyses d&rsquo;inspiration f&eacute;ministe, la femme fatale dans le film noir classique est punie au niveau de la ligne narrative explicite. Autrement dit, elle est d&eacute;truite pour avoir fait preuve d&rsquo;assurance et pour avoir port&eacute; atteinte &agrave; la domination patriarcale masculine, pour l&rsquo;avoir menac&eacute;e: &laquo;&nbsp;le mythe de la femme forte, sexuellement agressive, permet dans un premier temps l&rsquo;expression sensuelle de son dangereux pouvoir et de ses cons&eacute;quences effrayantes, avant qu&rsquo;elle ne soit d&eacute;truite, traduisant ainsi l&rsquo;inqui&eacute;tude refoul&eacute;e suscit&eacute;e par la menace f&eacute;minine qui p&egrave;se sur la domination masculine&nbsp;&raquo;&nbsp;; la femme fatale &laquo;&nbsp;perd finalement sa capacit&eacute; &agrave; se mouvoir, n&rsquo;influe plus sur le mouvement de la cam&eacute;ra, et est souvent, en r&eacute;alit&eacute; ou symboliquement, emprisonn&eacute;e par la composition de l&rsquo;image, alors m&ecirc;me qu&rsquo;un contr&ocirc;le, exprim&eacute; visuellement, est exerc&eacute; sur elle et, [&hellip;] que parfois m&ecirc;me elle est repr&eacute;sent&eacute;e comme &eacute;tant heureuse, sous la protection d&rsquo;un amant&nbsp;&raquo;. Cependant, bien qu&rsquo;elle soit d&eacute;truite ou apprivois&eacute;e, son image survit &agrave; sa destruction physique comme l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment qui domine effectivement la sc&egrave;ne &ndash; c&rsquo;est en cela, dans la mani&egrave;re dont la texture du film trompe et subvertit sa ligne narrative explicite, que r&eacute;siderait le caract&egrave;re subversif des films noirs. &Agrave; l&rsquo;encontre du cin&eacute;ma noir classique, le n&eacute;o-noir des ann&eacute;es quatre-vingt et quatre-vingt-dix, de La fi&egrave;vre au corps &agrave; The Last Seduction, autorise ouvertement, au niveau m&ecirc;me du r&eacute;cit explicite, la femme fatale &agrave; triompher, &agrave; r&eacute;duire son partenaire &agrave; un imb&eacute;cile condamn&eacute; &agrave; mort &ndash; elle survit, riche et seule, apr&egrave;s &ecirc;tre pass&eacute;e sur le corps de son partenaire. Elle ne survit pas sous la forme d&rsquo;une menace spectrale, &laquo;&nbsp;morte-vivante&nbsp;&raquo; qui dominerait libidinalement la sc&egrave;ne apr&egrave;s sa destruction physique et sociale; elle triomphe directement, dans la r&eacute;alit&eacute; sociale elle-m&ecirc;me. En quoi le c&ocirc;t&eacute; subversif de la figure de la femme fatale est-il affect&eacute;? Le fait que son triomphe soit r&eacute;el ne sape-t-il pas son triomphe spectral/fantasmatique (on est m&ecirc;me tent&eacute; de dire : sublime), de sorte que, plut&ocirc;t qu&rsquo;une menace spectrale toute-puissante, indestructible dans sa destruction physique m&ecirc;me, elle se r&eacute;v&egrave;le &ecirc;tre une simple &laquo;&nbsp;salope&nbsp;&raquo;, vulgaire, manipulatrice et froide, priv&eacute;e de toute aura? En d&rsquo;autres termes, serions-nous ici pris dans la dialectique de la perte et du sublime, dans laquelle la destruction empirique est le prix &agrave; payer pour gagner l&rsquo;omnipotence spectrale?<br />
Peut-&ecirc;tre faut-il d&rsquo;abord changer les termes du d&eacute;bat en soulignant que loin de repr&eacute;senter une menace pour l&rsquo;identit&eacute; patriarcale masculine, la femme fatale classique &ndash; v&eacute;ritable fantasme masochiste-parano&iuml;aque masculin de la femme sexuellement insatiable qui, nous dominant tout en jouissant de sa propre souffrance, provoque en nous le d&eacute;sir de la prendre violemment et d&rsquo;abuser d&rsquo;elle &ndash; fonctionne comme la &laquo;&nbsp;transgression constitutive&nbsp;&raquo; de l&rsquo;univers patriarcal symbolique. Le fantasme de la femme toute-puissante, dont l&rsquo;attraction irr&eacute;sistible pr&eacute;sente une menace non seulement pour la domination masculine mais aussi pour l&rsquo;identit&eacute; m&ecirc;me du sujet masculin, est le &laquo;&nbsp;fantasme fondamental&nbsp;&raquo; contre lequel l&rsquo;identit&eacute; masculine symbolique se d&eacute;finit et se maintient. La menace repr&eacute;sent&eacute;e par la femme fatale est ainsi factice, puisqu&rsquo;elle est en fait le soutien fantasmatique de la domination masculine, la figure de l&rsquo;ennemi engendr&eacute;e par le syst&egrave;me patriarcal lui-m&ecirc;me. Pour utiliser une expression de Judith Butler, la femme fatale est l&rsquo;&laquo;&nbsp;attachement passionnel&nbsp;&raquo; fondamental et d&eacute;savou&eacute; du sujet masculin moderne, une formation fantasmatique n&eacute;cessaire mais qui ne peut &ecirc;tre ouvertement assum&eacute;e, de sorte qu&rsquo;elle peut &ecirc;tre &eacute;voqu&eacute;e &agrave; la seule condition que, au niveau de la ligne narrative explicite (qui repr&eacute;sente la sph&egrave;re socio-symbolique publique), elle soit punie et que l&rsquo;ordre de la domination masculine soit r&eacute;affirm&eacute;. Pour le dire en termes foucaldiens, de m&ecirc;me que le discours sur la sexualit&eacute;, sur son &laquo;&nbsp;refoulement&nbsp;&raquo; et sa r&eacute;gulation, cr&eacute;e le sexe en tant qu&rsquo;entit&eacute; myst&eacute;rieuse et imp&eacute;n&eacute;trable &agrave; conqu&eacute;rir, le discours patriarcal &eacute;rotique cr&eacute;e la femme fatale en tant que menace constitutive contre laquelle l&rsquo;identit&eacute; masculine devrait s&rsquo;affirmer. La prouesse du n&eacute;o-noir est pr&eacute;cis&eacute;ment de r&eacute;v&eacute;ler ce fantasme sous-jacent : la nouvelle femme fatale qui accepte pleinement le jeu masculin de la manipulation, et qui, pour ainsi dire, triomphe &agrave; ce jeu, menace bien plus efficacement la Loi paternelle que la femme fatale spectrale classique.&nbsp;&raquo;</font></em></p>
<p><font size="3">&nbsp;</font></p>
<p><font size="3">Slavoj Žižek, Lynch et la figure de la femme fatale, extrait du chapitre &quot;David Lynch ou l&#8217;art du sublime ridicule&quot;, p. 230-237.</font></p>
<p><font size="3">.</font></p>
<p><font size="3">Ha oui, la loi sur la parit&eacute;&#8230;</font></p>
<p><font size="3">.</font></p>
<p></p>
<p><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k10f6bDGOJ9HVp3Xjq&amp;related=0" width="220" height="128" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xk7m0_balkaneroticepicmarinaabramovic_creation">Balkan.Erotic.Epic.Marina.Abramovic</a></strong><br />
<em>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/DocParano">DocParano</a></em></p>
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.
Mais o&#249; est l'opposition ?
Bah oui, l'opposition d&#233;mocratique, l'opposition parlementaire, l'opposant(e) pr&#233;f&#233;r&#233;(e) de l'opinion.
Ha, &#231;a...
.
&#171;&#160;Selon certaines analyses d&#8217;inspiration f&#233;ministe, la ...</itunes:subtitle>
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.
Mais o&#249; est l&#8217;opposition ?
Bah oui, l&#8217;opposition d&#233;mocratique, l&#8217;opposition parlementaire, l&#8217;opposant(e) pr&#233;f&#233;r&#233;(e) de l&#8217;opinion.
Ha, &#231;a&#8230;
.
&#171;&#160;Selon certaines analyses d&#8217;inspiration f&#233;ministe, la femme fatale dans le film noir classique est punie au niveau de la ligne narrative explicite. Autrement dit, elle est d&#233;truite pour avoir fait preuve d&#8217;assurance et pour avoir port&#233; atteinte &#224; la domination patriarcale [...]</itunes:summary>
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<title>Monsieur, purgeons !</title>
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<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 11:09:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>frope</dc:creator>

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<description><![CDATA[&#160;
.
Sur le plateau du gros JT de 20 heures, il met le feu &#224; la grande table. Puis aux fauteuils. Et au d&#233;cor. Il crache sur les cam&#233;ras. Il lance les sujets du jour. Sur les &#233;crans, la fum&#233;e se m&#234;le aux coulures.
Dans la longue procession du d&#233;fil&#233; du 14 juillet, il sort du rang, [...]]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="" border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/bf/Halloween_net-1.1.jpg/430px-Halloween_net-1.1.jpg" />&nbsp;</p>
<p>.</p>
<p><font size="3">Sur le plateau du gros JT de 20 heures, il met le feu &agrave; la grande table. Puis aux fauteuils. Et au d&eacute;cor. Il crache sur les cam&eacute;ras. Il lance les sujets du jour. Sur les &eacute;crans, la fum&eacute;e se m&ecirc;le aux coulures.</font></p>
<p><font size="3">Dans la longue procession du d&eacute;fil&eacute; du 14 juillet, il sort du rang, marche en biais, mitraille la tribune, vise les alphajets, un char Leclerc le prend en stop. Il &eacute;trangle le pilote et roule sur les militaires qui ne s&#8217;&eacute;cartent pas.</font></p>
<p><font size="3">Dans l&#8217;usine,&nbsp;les machines emboutissent&nbsp;les pi&egrave;ces &agrave; l&#8217;envers, puis les mains des op&eacute;rateurs, des t&ecirc;tes aussi, le sang d&eacute;gouline le long des&nbsp;tableaux de contr&ocirc;le. Les voitures sont tordues et grumeleuses.</font></p>
<p><font size="3">Les lions s&#8217;&eacute;chappent de la piste, sautent dans la foule, attaquent les gorges, les membres, la police tire au hasard, des lions tombent, des enfants aussi, la terre battue de la piste absorbe les liquides.</font></p>
<p><font size="3">&nbsp;Le boucher n&#8217;est pas attentif. Sa femme devient du boudin. Le boucher mange seul le soir. Du boudin.</font></p>
<p><font size="3">Les jumeaux jouent avec l&#8217;arme de service de leur p&egrave;re policier. Fils unique, c&#8217;est mieux.</font></p>
<p><font size="3">Il fait sauter le p&eacute;trolier. Qui coule. La nappe&nbsp;noire recouvre tout, les nageurs avalent le p&eacute;trole, le p&eacute;trole bouche les yeux, les oreilles. Il essaie de mettre le feu &agrave; tout &ccedil;a.</font></p>
<p><font size="3">A contre-sens sur l&#8217;autoroute, il vise les motos. Puis un camion. </font></p>
<p><font size="3">Le grand journaliste, grand irr&eacute;v&eacute;rencieux, dit au grand pr&eacute;sident petit gar&ccedil;on. Le grand pr&eacute;sident coupe les jambe du grand gar&ccedil;on avec une hache. Le tronc tient mal sur le si&egrave;ge. Il tombe.</font></p>
<p><font size="3">Les clandestins sur leur bateau, sur la M&eacute;diterran&eacute;e, meurent au soleil. On jette les cadavres &agrave; la mer. Des femmes accouchent. On jette les morts-n&eacute;s &agrave; la mer.</font></p>
<p>.</p>
<p>&nbsp;<em><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font size="3">&quot;Nous entrons dans la p&eacute;riode animale de l&rsquo;histoire. Et dans l&rsquo;histoire animale, il n&rsquo;y a que deux facteurs qui comptent : reproduction et climat. Nous entrons dans la p&eacute;riode zoologique de l&rsquo;histoire. Zoographique. &Agrave; la lutte des classes, succ&egrave;de la guerre des animaux.&quot;</font></span></em></p>
<p><font size="3">&nbsp;</font></p>
<p><em><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font size="3">&quot;Ils ont pr&eacute;tendu &ecirc;tre les ma&icirc;tres du langage, Andr&eacute;a, alors qu&rsquo;ils n&rsquo;en &eacute;taient que le jouet ; [&hellip;] ils ont forfait, ils ont forfait ! Leurs restes seront dispers&eacute;s, leurs noms bouff&eacute;s aux oiseaux. [&hellip;] Exog&egrave;ne, toi qui as d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;&eacute;clairer ton garage toute la nuit pour que les rats admirent ta Mercedes - ton squelette sera dispers&eacute; comme une carrosserie lanc&eacute;e en poussi&egrave;res et sem&eacute;e sur des bretelles d&rsquo;autoroute sans issue !&quot;</font></span></em></p>
<p><font size="3">&nbsp;</font></p>
<p><em><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font size="3">&quot;Tout vivant surpris &agrave; clopiner en &eacute;tat de marche devra d&eacute;sormais porter au dos sa date limite &eacute;crite en clair sur le couvercle !&quot;</font></span></em></p>
<p><font size="3">&nbsp;</font></p>
<p><em><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font size="3">&quot;Un attentat sous X vient d&rsquo;&ecirc;tre commis dans la ville sainte de Provins afin de donner &agrave; Dieu un signal fort.&quot;</font></span></em></p>
<p><font size="3">&nbsp;</font></p>
<p><em><font size="3">&quot;La machine &agrave; raccourcir l&rsquo;alphabet compte une lettre de trop ; la machine &agrave; tromper les chiffres efface l&rsquo;&eacute;ponge et annule tout ; la machine &agrave; suivre les nombres reprend le compte &agrave; z&eacute;ro ; la machine &agrave; conna&icirc;tre le bien et le mal pousse dans tous les sens [&hellip;]&quot;</font></em></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 14pt"><em><font size="3">&nbsp;</font></em></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font size="3">&quot;<em>Loin d&rsquo;ici metteurs en chose, metteur en ordre, adaptateurs tout-&agrave;-la-sc&egrave;ne , poseurs de th&egrave;se, phraseurs de pose, imbus, f&eacute;rus, scl&eacute;rotes, doxiens , dogmates, segmentateurs en chef, connotateurs, metteur en poche, adaptateurs en chef, artistes auto-d&eacute;clar&eacute;s, as de la conf&eacute;rence de presse, m&eacute;diaturges, m&eacute;diadogues, encombreurs de plateau, traducteurs d&rsquo;adaptations, et adaptateurs de traduction, vid&eacute;astes de charit&eacute;s, humains professionnels, librettistes sous influence, s&eacute;cheurs d&rsquo;&acirc;mes, suiveurs de tout, improvisateurs de chansons toutes faites, loin d&rsquo;ici, Monsieur Purgon&nbsp;! mettez-les loin d&rsquo;ici.</em>&quot;</font></span></p>
<p><font size="3">&nbsp;</font></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 14pt"><font size="3">Val&egrave;re NOVARINA</font></span></p>
</p>
<p>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xa4l4&amp;related=0" width="220" height="170" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xa4l4_diabolik">DIABOLIK</a></strong><br />
<em>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/dante066">dante066</a></em></p>
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<itunes:author> frope</itunes:author>
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.
Sur le plateau du gros JT de 20 heures, il met le feu &#224; la grande table. Puis aux fauteuils. ...</itunes:subtitle>
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.
Sur le plateau du gros JT de 20 heures, il met le feu &#224; la grande table. Puis aux fauteuils. Et au d&#233;cor. Il crache sur les cam&#233;ras. Il lance les sujets du jour. Sur les &#233;crans, la fum&#233;e se m&#234;le aux coulures.
Dans la longue procession du d&#233;fil&#233; du 14 juillet, il sort du rang, [...]</itunes:summary>
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<title>Attractions féériques</title>
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<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 11:41:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>frope</dc:creator>

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<description><![CDATA[
.
L&#8217;ORTF revient&#8230; disent-ils&#8230;
Le GRM a cinquante ans&#8230;
www.ina.fr/grm/
Le Service de la Recherche de l&#8217;ORTF n&#8217;est plus.
Pierre Schaeffer est mort.
Xenakis est mort.
Ferrari est mort.
Bayle est vivant.
Parmegiani est vivant.
Rouxel est mort.
Kamler est vivant.
&#8230;
.
www.ubu.com/film/kamler.html
.
Les films sont l&#224;, le Gai Savoir est l&#224;, les musiques sont l&#224;&#8230; et ne sont pas vus, pas &#233;cout&#233;s, pas montr&#233;s.
.
Le retour de rien.
La continuation [...]]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" src="http://lartdeaabetdebaa.canalblog.com/images/17_arman_brocche.jpg" alt="" /><br />
.<br />
L&#8217;ORTF revient&#8230; disent-ils&#8230;</p>
<p>Le GRM a cinquante ans&#8230;<br />
<a href="http://www.ina.fr/grm/">www.ina.fr/grm/</a><br />
Le Service de la Recherche de l&rsquo;ORTF n&#8217;est plus.<br />
Pierre Schaeffer est mort.<br />
Xenakis est mort.<br />
Ferrari est mort.<br />
Bayle est vivant.<br />
Parmegiani est vivant.<br />
Rouxel est mort.<br />
Kamler est vivant.<br />
<font color="#000000">&#8230;<br />
.<br />
<a href="http://www.ubu.com/film/kamler.html">www.ubu.com/film/kamler.html</a><br />
.<br />
</font>Les films sont l&agrave;, le Gai Savoir est l&agrave;, les musiques sont l&agrave;&#8230; et ne sont pas vus, pas &eacute;cout&eacute;s, pas montr&eacute;s.<br />
.<br />
Le retour de rien.<br />
La continuation d&#8217;un effacement.<br />
.</p>
<p><object width="220" height="170"><br />
<param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x5f8hl&#038;related=0"></param>
<param name="allowFullScreen" value="true"></param>
<param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x5f8hl&#038;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="170" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x5f8hl_une-mission-ephemere-piotr-kamler_creation">Une mission &eacute;ph&eacute;m&egrave;re -  Piotr Kamler</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/Pigasus_Power">Pigasus_Power</a></i></p>
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.
L'ORTF revient... disent-ils...

Le GRM a cinquante ans...
www.ina.fr/grm/
Le Service de la Recherche de l&#8217;ORTF n'est plus.
Pierre Schaeffer est mort.
Xenakis est mort.
Ferrari ...</itunes:subtitle>
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L&#8217;ORTF revient&#8230; disent-ils&#8230;
Le GRM a cinquante ans&#8230;
www.ina.fr/grm/
Le Service de la Recherche de l&#8217;ORTF n&#8217;est plus.
Pierre Schaeffer est mort.
Xenakis est mort.
Ferrari est mort.
Bayle est vivant.
Parmegiani est vivant.
Rouxel est mort.
Kamler est vivant.
&#8230;
.
www.ubu.com/film/kamler.html
.
Les films sont l&#224;, le Gai Savoir est l&#224;, les musiques sont l&#224;&#8230; et ne sont pas vus, pas &#233;cout&#233;s, pas montr&#233;s.
.
Le retour de rien.
La continuation [...]</itunes:summary>
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<title>D&#8217;ire</title>
<link>http://frope.podemus.com/2008/06/dire/</link>
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<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 07:56:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>frope</dc:creator>

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<description><![CDATA[&#160;
.
&#160;Un centre de r&#233;tention, c&#8217;est quoi ?
C&#8217;est rien, c&#8217;est bien. Il le faut.
Mais&#8230;
C&#8217;est tout. C&#8217;est.
Une prison ?
N&#233;cessaire. Une chose n&#233;cessaire.
C&#8217;est quoi ?
Une n&#233;cessit&#233;, ce n&#8217;est rien d&#8217;autre. C&#8217;est, parce que c&#8217;est comme &#231;a.
Guantanamo ?
C&#8217;est mais &#231;a n&#8217;existe pas vraiment. Ca n&#8217;existe pas pour ceux qui n&#8217;y sont pas. C&#8217;est leur monde.
Et le reste, l&#8217;en-dehors, ce [...]]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<img alt="" border="0" src="http://img.timeinc.net/time/photoessays/2007/richard_serra/richard_serra_04.jpg" /></p>
<p>.</p>
<p>&nbsp;Un centre de r&eacute;tention, c&#8217;est quoi ?</p>
<p>C&#8217;est rien, c&#8217;est bien. Il le faut.</p>
<p>Mais&#8230;</p>
<p>C&#8217;est tout. C&#8217;est.</p>
<p>Une prison ?</p>
<p>N&eacute;cessaire. Une chose n&eacute;cessaire.</p>
<p>C&#8217;est quoi ?</p>
<p>Une n&eacute;cessit&eacute;, ce n&#8217;est rien d&#8217;autre. C&#8217;est, parce que c&#8217;est comme &ccedil;a.</p>
<p>Guantanamo ?</p>
<p>C&#8217;est mais &ccedil;a n&#8217;existe pas vraiment. Ca n&#8217;existe pas pour ceux qui n&#8217;y sont pas. C&#8217;est leur monde.</p>
<p>Et le reste, l&#8217;en-dehors, ce qui n&#8217;est pas dedans ?</p>
<p>C&#8217;est nous. Les vivants.</p>
<p>Les vivants ?</p>
<p>Oui. Tu sais que tu es vivant. Savent-ils qu&#8217;ils sont vivants, savent-ils que tu es vivant ? C&#8217;est comme &ccedil;a. Tu es vivant. Eux ; je ne sais plus&#8230; Ils ne parlent pas. Ils n&#8217;ont rien &agrave; dire, pas d&#8217;histoire. Un camp n&#8217;a pas d&#8217;histoire.</p>
<p>&nbsp;.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;La litt&eacute;rature n&#8217;est &eacute;videmment pas sa propre fin. Ce dont elle parle, d&#8217;o&ugrave; elle arrive, n&#8217;est pas. Elle ne peut donc jamais parler de ce dont elle parle. Elle dit toujours autre chose, que nous entendons plus ou moins. En aucune fa&ccedil;on ce dont elle parle ne constitue une fin, ou une origine. Rien ne permet par cons&eacute;quent de la d&eacute;finir. Mais ce n&#8217;est pas non plus une &quot;parole vaine&quot;, non : il n&#8217;y a pas de parole vaine. Peut-&ecirc;tre ressemble-t-elle &agrave; ces figures &eacute;gyptiennes qui s&#8217;avancent d&#8217;un pas toujours &eacute;gal, la t&ecirc;te retourn&eacute;e en arri&egrave;re et le regard fix&eacute; sur leur invisible provenance. Mais dont on ne sait jamais vers o&ugrave;, ainsi attir&eacute;es en sens inverse, elles se dirigent. Ni ce dont elles refusent ou sont incapables de soutenir, devant elles, l&#8217;approche.<br />
De &quot;quoi&quot;, de &quot;qui&quot;, nous d&eacute;tournons-nous ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>
<em>&quot;L&#8217;histoire que je voudrais raconter (ou r&eacute;citer : c&#8217;est peut-&ecirc;tre malheureusement une sorte de mythe) est donc celle d&#8217;un renoncement.<br />
&quot;Renoncer&quot; a voulu dire : annoncer, &eacute;noncer. &quot;Phraser&quot;, en grec, dit &agrave; peu pr&egrave;s la m&ecirc;me chose. Aujourd&#8217;hui toutefois &quot;renoncer&quot; signifie : ne plus vouloir, accepter. Par exemple un destin, ou une fatalit&eacute; : ce qui est dit.<br />
Admettons par cons&eacute;quent qu&#8217;il faille apprendre &agrave; renoncer, lentement; &agrave; ne plus vouloir prononcer.<br />
Alors il peut y avoir phrase : toujours la m&ecirc;me, jamais elle-m&ecirc;me; revenant de loin, nombreuse, saccad&eacute;e.<br />
Il est in&eacute;vitable que nul ne soit proph&egrave;te en sa langue.<br />
(&#8230;) Aujourd&#8217;hui, dans le saccage g&eacute;n&eacute;ral, la d&eacute;solation est &agrave; son comble. Simple constat historique : cette nouveaut&eacute; n&#8217;en est pas une. Ou bien l&#8217;est trop. Regardez autour de vous, &eacute;coutez surtout.<br />
Il n&#8217;emp&ecirc;che que ce qui se passe, et nous passe, demeure l&#8217;&eacute;nigme.<br />
Le commencement tarde toujours. Pourtant il aura suffi d&#8217;une main pos&eacute;e sur la nuque (sans la moindre autorit&eacute;, sans la moindre soumission), d&#8217;un laconique &quot;je t&#8217;expliquerai&quot;, d&#8217;une nuit enti&egrave;re (jusqu&#8217;&agrave; son blanchiment) pass&eacute;e dans l&#8217;approximation, le bruit et le silence des voix, le r&eacute;cit limpide de ce que nous ignorions de nous et persistons &agrave; ignorer.<br />
Il peut suffire, chaque fois, de moins ; de beaucoup moins. L&#8217;approximation est sans terme, mais aussi d&eacute;munis que nous soyons, nous sommes contraints de le d&eacute;clarer.<br />
J&#8217;appelle aussi bien litt&eacute;rature cette paraphrase infinie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Philippe Lacoue-Labarthe, &quot;Phrase&quot; (Christian Bourgois, 2000)</p>
<p>.</p>
<p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je me suis p&acirc;m&eacute;, il y a huit jours, devant un campement de Boh&eacute;miens qui s&#8217;&eacute;taient &eacute;tablis &agrave; Rouen. Voil&agrave; la troisi&egrave;me fois que j&#8217;en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L&#8217;admirable, c&#8217;est qu&#8217;ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu&#8217;inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait tr&egrave;s mal voir de la foule en leur donnant quelques sols. Et j&#8217;ai entendu des jolis mots &agrave; la Prudhomme. <br />
Cette haine-l&agrave; tient &agrave; quelque chose de tr&egrave;s profond et tr&egrave;s complexe. On la retrouve chez tous les gens d&rsquo;ordre. C&#8217;est la haine que l&#8217;on porte au B&eacute;douin, &agrave; l&#8217;H&eacute;r&eacute;tique, au Philosophe, au solitaire, au po&egrave;te. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorit&eacute;s, elle m&#8217;exasp&egrave;re. Il est vrai que beaucoup de choses m&#8217;exasp&egrave;rent. Du jour o&ugrave; je ne serai plus indign&eacute;, je tomberai &agrave; plat, comme une poup&eacute;e &agrave; qui on retire son b&acirc;ton.&nbsp;&raquo;<br />
</em><br />
Gustave Flaubert, Lettre &agrave; George Sand. Croisset, mercredi soir, 12 juin 1867 ( in Flaubert Correspondance. Pl&eacute;iade. Tome 3)&nbsp;</p>
</p>
<p>.</p>
<p></p>
<p><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x2dsxi&amp;related=0" width="220" height="170" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2dsxi_meshes-of-the-afternoon-maya-deren_shortfilms">Meshes Of The Afternoon,( maya deren)</a></strong><br />
<em>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/zohilof">zohilof</a></em></p>
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.
&#160;Un centre de r&#233;tention, c'est quoi ?
C'est rien, c'est bien. Il le faut.
Mais...
C'est tout. C'est.
Une prison ?
N&#233;cessaire. Une chose n&#233;cessaire.
C'est ...</itunes:subtitle>
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&#160;Un centre de r&#233;tention, c&#8217;est quoi ?
C&#8217;est rien, c&#8217;est bien. Il le faut.
Mais&#8230;
C&#8217;est tout. C&#8217;est.
Une prison ?
N&#233;cessaire. Une chose n&#233;cessaire.
C&#8217;est quoi ?
Une n&#233;cessit&#233;, ce n&#8217;est rien d&#8217;autre. C&#8217;est, parce que c&#8217;est comme &#231;a.
Guantanamo ?
C&#8217;est mais &#231;a n&#8217;existe pas vraiment. Ca n&#8217;existe pas pour ceux qui n&#8217;y sont pas. C&#8217;est leur monde.
Et le reste, l&#8217;en-dehors, ce [...]</itunes:summary>
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<title>Pendouiller</title>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2008 13:33:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>frope</dc:creator>

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<description><![CDATA[
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Toutes ces vies qui ne tiennent qu&#8217;&#224; un fil. 
Mais de quoi est fait ce fil ? Une mati&#232;re inou&#239;e, d&#8217;une &#233;lasticit&#233; hors du commun, dont la structure en multifilaments semble complexe, aux charges de rupture myst&#233;rieuses.
Que donnerait l&#8217;&#233;valuation quantitative de la variation de l&#8217;h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; structurale en coupe transversale de ce fil de densit&#233; lin&#233;aire [...]]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="" border="0" src="http://storage.canalblog.com/70/54/105377/7011667_m.jpg" /></p>
<p><font face="Times New Roman" size="3">.</font></p>
<p><font size="3">Toutes ces vies qui ne tiennent qu&#8217;&agrave; un fil. </font></p>
<p><font size="3">Mais de quoi est fait ce fil ? Une mati&egrave;re inou&iuml;e, d&#8217;une &eacute;lasticit&eacute; hors du commun, dont la structure en multifilaments semble complexe, aux charges de rupture myst&eacute;rieuses.</font></p>
<p><font size="3">Que donnerait l&#8217;&eacute;valuation quantitative de la variation de l&#8217;h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute; structurale en coupe transversale de ce fil de densit&eacute; lin&eacute;aire (sans doute) diff&eacute;rente ?</font></p>
<p><font size="3">Bref, remettre l&#8217;ouvrage sur le m&eacute;tier et confectionner des linceuls slim.</font></p>
<p><font size="3">.</font></p>
<p><em><font size="3">&quot;Dans ces instants rapides comme l&rsquo;&eacute;clair, le sentiment de la vie et la conscience se d&eacute;cuplaient pour ainsi dire en lui. Son esprit et son c&oelig;ur s&rsquo;illuminaient d&rsquo;une clart&eacute; intense&nbsp;; toutes ses &eacute;motions, tous ses doutes, toutes ses inqui&eacute;tudes se calmaient &agrave; la fois pour se convertir en une souveraine s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, faite de joie lumineuse, d&rsquo;harmonie et d&rsquo;esp&eacute;rance, &agrave; la faveur de laquelle sa raison se haussait jusqu&rsquo;&agrave; la compr&eacute;hension des causes finales&#8230;</font></em></p>
<p><em><font size="3">Ces instants, pour les d&eacute;finir d&rsquo;un mot, se caract&eacute;risaient par une fulguration de la conscience, et par une supr&ecirc;me exaltation de l&rsquo;&eacute;motion subjective.</font></em></p>
<p><em><font size="3">&Agrave; cette seconde &ndash; avait-il d&eacute;clar&eacute; un jour &agrave; Rogojine quand ils se voyaient &agrave; Moscou &ndash; j&rsquo;ai entrevu le sens de cette singuli&egrave;re expression&nbsp;: il n&rsquo;y aura plus de temps.&quot;</font></em></p>
<p><font size="3">&nbsp;</font></p>
<p><font size="3">F&eacute;dor Dosto&iuml;evski, &laquo;&nbsp;<em>L&#8217;Idiot&nbsp;&raquo;</em></font></p>
<p><font size="3">&nbsp;</font></p>
<p><font size="3">.</font></p>
<p><em><font size="3">&quot;Cette entreprise que je veux tenter et, en m&ecirc;me temps, j&#8217;ai peur de b&ecirc;tises pareilles ! se dit-il avec un sourire &eacute;trange. Hum&#8230; oui&#8230; tout est entre les mains de l&#8217;homme, et tout lui passe quand m&ecirc;me sous le nez, et pour une seule raison, c&#8217;est qu&#8217;il est l&acirc;che&#8230; &ccedil;a, c&#8217;est un axiome&#8230; C&#8217;est curieux, de quoi est-ce que les gens ont le plus peur ? D&#8217;un nouveau pas, d&#8217;une nouvelle parole personnelle, qu&#8217;ils ont le plus peur&#8230; Mais, je bavarde beaucoup trop. Pour &ccedil;a que je ne fais rien, que je bavarde. Ou alors, aussi comme &ccedil;a, je parie : pour &ccedil;a que je bavarde, que je ne fais rien. C&#8217;est tout ce dernier mois que j&#8217;ai appris &agrave; bavarder, couch&eacute; des jours entiers dans mon recoin, &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir&#8230; sur la pluie et le beau temps. Et pourquoi est-ce que j&#8217;y vais maintenant ? Est-ce que je suis capable de &ccedil;a ? Est-ce que, &ccedil;a, c&#8217;est s&eacute;rieux ? Non, pas du tout. Comme &ccedil;a, juste par fantaisie que je m&#8217;amuse ; des jouets. Oui, je parie, des jouets !&quot;</font></em></p>
<p><font size="3">&nbsp;</font></p>
<p><font size="3">F&eacute;dor Dosto&iuml;evski, &laquo;&nbsp;crime et ch&acirc;timent&nbsp;&raquo;</font></p>
<p>&nbsp;.</p>
<p><font face="Times New Roman" size="3"></font></p>
<p><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xk4iv&amp;related=0" width="220" height="170" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/video/xk4iv_play-time-jacques-tati_family">PLAY TIME Jacques Tati</a></strong><br />
<em>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/NilbogLAND">NilbogLAND</a></em></p>
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Toutes ces vies qui ne tiennent qu'&#224; un fil. 
Mais de quoi est fait ce fil ? Une mati&#232;re inou&#239;e, ...</itunes:subtitle>
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Toutes ces vies qui ne tiennent qu&#8217;&#224; un fil. 
Mais de quoi est fait ce fil ? Une mati&#232;re inou&#239;e, d&#8217;une &#233;lasticit&#233; hors du commun, dont la structure en multifilaments semble complexe, aux charges de rupture myst&#233;rieuses.
Que donnerait l&#8217;&#233;valuation quantitative de la variation de l&#8217;h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; structurale en coupe transversale de ce fil de densit&#233; lin&#233;aire [...]</itunes:summary>
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<title>Entravelling</title>
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<pubDate>Sun, 15 Jun 2008 07:48:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>frope</dc:creator>

	<category>Queue leu leu</category><guid isPermaLink="false">http://frope.podemus.com/2008/06/esssai/</guid>
<description><![CDATA[&#160;
.
Tout droit, tout droit, tout droit, se maintenir, rien &#224; gauche, rien &#224; droite, tout devant, y aller, co&#251;te que co&#251;te, ne pas basculer, ne pas d&#233;river, &#234;tre un Homme c&#8217;est &#234;tre un lobe, un morceau de chair&#160;tendu droit devant, une petite &#233;rection avec ses soubresauts.
Azimutons !
.

&#34;Un auteur pas commode&#34;
Un auteur qui n&#8217;a &#233;crit qu&#8217;une [...]]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;<img alt="" border="0" src="http://www.courant.com/media/photo/2008-04/38001996.jpg" /></p>
<p>.</p>
<p>Tout droit, tout droit, tout droit, se maintenir, rien &agrave; gauche, rien &agrave; droite, tout devant, y aller, co&ucirc;te que co&ucirc;te, ne pas basculer, ne pas d&eacute;river, &ecirc;tre un Homme c&#8217;est &ecirc;tre un lobe, un morceau de chair&nbsp;tendu droit devant, une petite &eacute;rection avec ses soubresauts.</p>
<p>Azimutons !</p>
<p>.</p>
<p><span style="FONT-FAMILY: Arial"></p>
<p>&quot;Un auteur pas commode&quot;</p>
<p><em>Un auteur qui n&rsquo;a &eacute;crit qu&rsquo;une pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre, dont il n&rsquo;a autoris&eacute; qu&rsquo;une unique repr&eacute;sentation sur ce qui &eacute;tait &ndash; &agrave; son avis &ndash; la meilleure sc&egrave;ne du monde, par &ndash; toujours &agrave; son avis &ndash; le meilleur metteur en sc&egrave;ne, et &ndash; encore &agrave; son avis &ndash; les meilleurs acteurs du monde, s&rsquo;&eacute;tait, pour la premi&egrave;re, avant m&ecirc;me le lever de rideau, post&eacute; &agrave; la place du balcon qui s&rsquo;y pr&ecirc;tait le mieux, mais ne pouvait &ecirc;tre vue du public, et il avait point&eacute; le fusil mitrailleur construit &agrave; son usage par la firme suisse Vetterli, et une fois le rideau lev&eacute; il logeait une balle dans la t&ecirc;te &agrave; tout spectateur qui &ndash; &agrave; son avis &ndash; riait &agrave; contretemps. A la fin de la repr&eacute;sentation, il n&rsquo;y avait plus dans la salle de th&eacute;&acirc;tre que des spectateurs ex&eacute;cut&eacute;s par lui, et donc des spectateurs morts. Pendant toute la repr&eacute;sentation, les acteurs et le directeur du th&eacute;&acirc;tre ne s&rsquo;&eacute;taient pas laiss&eacute; distraire un instant par cet auteur peu commode et l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement qu&rsquo;il avait cr&eacute;&eacute;.</em></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p>&quot;Pise et Venise&quot;</p>
</p>
<p><em>Les maires de Pise et de Venise s&rsquo;&eacute;taient mis d&rsquo;accord pour donner un choc aux visiteurs de leurs villes, qui, depuis des si&egrave;cles, ont &eacute;t&eacute; r&eacute;guli&egrave;rement emball&eacute;s par Pise aussi bien que par Venise, et ils avaient d&eacute;cid&eacute; de faire transporter et installer &agrave; Venise la tour de Pise et &agrave; Pise le campanile de Venise, en grand secret et de nuit. Mais ils n&rsquo;avaient pas pu tenir leur projet secret, et, la nuit m&ecirc;me o&ugrave; ils voulaient faire transf&eacute;rer la tour de Pise &agrave; Venise et le campanile de Venise &agrave; Pise, ils avaient &eacute;t&eacute; intern&eacute;s d&rsquo;office, comme il se doit le maire de pise &agrave; l&rsquo;asile de Pise et le maire de Venise &agrave; l&rsquo;asile de Venise. Les autorit&eacute;s italiennes avaient su traiter l&rsquo;affaire avec la plus grande discr&eacute;tion.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&quot;L&rsquo;imagination&quot;</p>
<p>
<em>Pr&egrave;s du quartier copte du Caire nous avons &eacute;t&eacute; frapp&eacute;s par des rues enti&egrave;res o&ugrave;, dans les immeubles de quatre ou cinq &eacute;tages, on &eacute;l&egrave;ve des millions de poules, de ch&egrave;vres et m&ecirc;me de cochons. Nous avons essay&eacute; d&rsquo;imaginer ce qu&rsquo;on peut entendre quand ces maisons br&ucirc;lent.</em></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p>Thomas Bernhard, <em>L&rsquo;imitateur</em>, extraits, traduction Jean-Claude H&eacute;mery.</p>
<p>.</p>
<p>&nbsp;<em>&quot;Nous ne pouvons pas dire que le concept de &laquo; pathologique &raquo; soit le contradictoire logique du concept de &laquo; normal &raquo;, car la vie &agrave; l&#8217;&eacute;tat pathologique n&#8217;est pas absence de normes mais pr&eacute;sence d&#8217;autres normes. En toute rigueur, &laquo; pathologique &raquo; est le contraire vital de &laquo; sain &raquo; et non le contradictoire logique de normal. Dans le mot fran&ccedil;ais &laquo; a-normal &raquo;, le pr&eacute;fixe a est pris usuellement dans un sens de privation alors qu&#8217;il devrait l&#8217;&ecirc;tre dans un sens de distorsion. Il suffit pour s&#8217;en convaincre de rapprocher le terme fran&ccedil;ais des termes latins : abnormis, abnormitas; des termes allemands : abnorm, Abnormit&auml;t ; des termes anglais : abnormal, abnormity. La maladie, l&#8217;&eacute;tat pathologique, ne sont pas perte d&#8217;une norme mais allure de la vie r&eacute;gl&eacute;e par des normes vitalement inf&eacute;rieures ou d&eacute;pr&eacute;ci&eacute;es du fait qu&#8217;elles interdisent au vivant la participation active et ais&eacute;e, g&eacute;n&eacute;ratrice de confiance et d&#8217;assurance, &agrave; un genre de vie qui &eacute;tait ant&eacute;rieurement le sien et qui reste permis &agrave; d&#8217;autres. On pourrait objecter, et du reste on l&#8217;a fait, qu&#8217;en parlant d&#8217;inf&eacute;riorit&eacute; et de d&eacute;pr&eacute;ciation nous faisons intervenir des notions purement subjectives. Et pourtant il ne s&#8217;agit pas ici de subjectivit&eacute; individuelle, mais universelle. Car s&#8217;il existe un signe objectif de cette universelle r&eacute;action subjective d&#8217;&eacute;cartement, c&#8217;est-&agrave;-dire de d&eacute;pr&eacute;ciation vitale de la maladie, c&#8217;est pr&eacute;cis&eacute;ment l&#8217;existence, coextensive de l&#8217;humanit&eacute; dans l&#8217;espace et dans le temps, d&#8217;une m&eacute;decine comme technique plus ou moins savante de la gu&eacute;rison des maladies.&quot;</em></p>
<p><em></em></p>
<p>Georges Canguilhem<em>, la connaissance de la vie,</em> Hachette, 1952.</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 12pt"></span></p>
<p><span style="FONT-FAMILY: Arial">.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-FAMILY: Arial"><font size="3"><o></o></font></span></p>
<p></span></p>
<p><object width="220" height="181"><br />
<param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x2z2a2&#038;related=0"></param>
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<param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x2z2a2&#038;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="181" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2z2a2_tarkovski-margarita-terekhova_creation">Tarkovski / Margarita Terekhova</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/Alvin_singer">Alvin_singer</a></i></p>
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Tout droit, tout droit, tout droit, se maintenir, rien &#224; gauche, rien &#224; droite, tout devant, y aller, co&#251;te que ...</itunes:subtitle>
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Tout droit, tout droit, tout droit, se maintenir, rien &#224; gauche, rien &#224; droite, tout devant, y aller, co&#251;te que co&#251;te, ne pas basculer, ne pas d&#233;river, &#234;tre un Homme c&#8217;est &#234;tre un lobe, un morceau de chair&#160;tendu droit devant, une petite &#233;rection avec ses soubresauts.
Azimutons !
.

&#34;Un auteur pas commode&#34;
Un auteur qui n&#8217;a &#233;crit qu&#8217;une [...]</itunes:summary>
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<title>Electrique rasoir</title>
<link>http://frope.podemus.com/2008/05/electrique-rasoir/</link>
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<pubDate>Sat, 10 May 2008 10:25:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>frope</dc:creator>

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<description><![CDATA[
.
Rien n&#8217;arrive. Rien ne bouge. Un engourdissement ; la torpeur. 
On entend partout que c&#8217;est comme cela, les haut-parleurs mous ressassent dans les rues monotones.
Ceci, pas cela. Ceci, pas cela.
La politique finit par n&#8217;&#234;tre qu&#8217;une radiation, un champ magn&#233;tique homog&#232;ne ; les mouvements cr&#233;ent le champ magn&#233;tique.&#160;
La climatisation. 
Les petits moulins &#224; vent portatifs, c&#8217;est [...]]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="" border="0" src="http://img204.imageshack.us/img204/1233/mike4kv1.jpg" /></p>
<p>.</p>
<p>Rien n&#8217;arrive. Rien ne bouge. Un engourdissement ; la torpeur. </p>
<p>On entend partout que c&#8217;est comme cela, les haut-parleurs mous ressassent dans les rues monotones.</p>
<p>Ceci, pas cela. Ceci, pas cela.</p>
<p>La politique finit par n&#8217;&ecirc;tre qu&#8217;une radiation, un champ magn&eacute;tique homog&egrave;ne ; les mouvements cr&eacute;ent le champ magn&eacute;tique.&nbsp;</p>
<p>La climatisation. </p>
<p>Les petits moulins &agrave; vent portatifs, c&#8217;est pour les d&eacute;fil&eacute;s. Ceux qui se d&eacute;filent. </p>
<p>De cette histoire, il faut savoir perdre le fil. Et la bobine.</p>
<p>.</p>
<p><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 13.5pt"><em><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 13.5pt">&laquo;&nbsp;J&#8217;entends si souvent parler de la mort que je ne vais plus aux enterrements. Avez-vous entendu des conversations d&#8217;enfants sur la mort ? En sixi&egrave;me, ils se demandent si cela fait peur ou non. Il n&#8217;y a pas si longtemps, &agrave; leur &acirc;ge, ils voulaient savoir comment naissent les b&eacute;b&eacute;s. Maintenant, ils s&#8217;inqui&egrave;tent de savoir ce qui se passerait apr&egrave;s une guerre atomique. Ils n&#8217;aiment plus les oeuvres classiques : je leur r&eacute;cite du Pouchkine et ils me regardent avec des yeux froids, d&eacute;tach&eacute;s&#8230; Un autre monde les entoure&#8230; Ils lisent de la science-fiction. Cela les entra&icirc;ne, dans un monde diff&eacute;rent, o&ugrave; l&#8217;homme se d&eacute;tache de la terre, manipule le temps&#8230; Ils ne peuvent pas avoir peur de la mort de la m&ecirc;me mani&egrave;re que les adultes&#8230; Que moi, par exemple. Elle les excite comme quelque chose de fantastique.</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><o></o></span></em></span></p>
<p><em><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 13.5pt">Je r&eacute;fl&eacute;chis &agrave; cela. La mort tout autour oblige &agrave; penser beaucoup. J&#8217;enseigne la litt&eacute;rature russe &agrave; des enfants qui ne ressemblent pas &agrave; ceux qui fr&eacute;quentaient ma classe, il y a dix ans. Ils vont continuellement &agrave; des enterrements&#8230; On enterre aussi des maisons et des arbres&#8230; Lorsqu&#8217;on les met en rang, s&#8217;ils restent debout quinze ou vingt minutes, ils s&#8217;&eacute;vanouissent, saignent du nez. On ne peut ni les &eacute;tonner ni les rendre heureux. Ils sont toujours somnolents, fatigu&eacute;s. Ils sont p&acirc;les, et m&ecirc;me gris. Ils ne jouent pas, ne s&#8217;amusent pas. Et s&#8217;ils se bagarrent ou brisent une vitre sans le faire expr&egrave;s, les professeurs sont m&ecirc;me contents. Ils ne les grondent pas parce que ces enfants ne sont pas comme les autres. Et ils grandissent si lentement. Si je leur demande de r&eacute;p&eacute;ter quelque chose pendant le cours, ils n&#8217;en sont m&ecirc;me pas capables. Parfois, je dis juste une phrase et leur demande de la r&eacute;p&eacute;ter : impossible, ils ne la retiennent pas&#8230; Alors, je pense. Je pense beaucoup. Comme si je dessinais avec de l&#8217;eau sur une vitre : je suis seule &agrave; savoir ce que repr&eacute;sente mon esquisse. Personne ne le devine, ne l&#8217;imagine.</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><o></o></span></em></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 13.5pt"><em>Notre vie tourne autour&#8230; autour de Tchernobyl. O&ugrave; &eacute;tait Untel &agrave; ce moment-l&agrave; ? &Agrave; quelle distance du r&eacute;acteur vivait-il ? Qu&#8217;a-t-il vu ? Qui est mort ? Qui est parti ? Pour o&ugrave; ? Je me souviens que, dans les premiers mois apr&egrave;s la catastrophe, les restaurants se sont de nouveau remplis. Les gens organisaient des soir&eacute;es bruyantes&#8230; &quot;On ne vit qu&#8217;une seule fois&#8230;&quot;, &quot;Quitte &agrave; mourir, autant que ce soit en musique&quot;. Des soldats, des officiers sont venus. Mais Tchernobyl est d&eacute;sormais tout le temps avec nous&#8230; Une jeune femme enceinte est morte soudain, sans cause apparente. Le pathologiste n&#8217;a pas &eacute;tabli de diagnostic. Une petite fille de onze ans s&#8217;est pendue. Sans raison. Une petite fille&#8230; Et quoi qu&#8217;il arrive, les gens disent que c&#8217;est &agrave; cause de Tchernobyl. On nous dit : &quot;Vous &ecirc;tes malades parce que vous avez peur. &Agrave; cause de la peur. De la phobie de la radiation.&quot; Mais pourquoi les petits enfants sont-ils malades ? Pourquoi meurent-ils ? Ils ne connaissent pas la peur. Ils ne comprennent pas encore.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 13.5pt"></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 13.5pt"><em>&quot;La supplication&quot;, </em>Svetlana Alexievitch ; extrait.</span></p>
<p>&nbsp;.</p>
<p><a href="http://v.youku.com/v_show/id_cz00XMjQwNjMwMzI=.html">v.youku.com/v_show/id_cz00XMjQwNjMwMzI=.html</a></p>
<p>.</p>
<p>&nbsp;<img alt="" border="0" src="http://d.yimg.com/ca.yimg.com/p/080411/afp/icpsmwk83110408104859photo01.jpg" /></p>
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.
Rien n'arrive. Rien ne bouge. Un engourdissement ; la torpeur. 
On entend partout que c'est comme cela, les haut-parleurs mous ...</itunes:subtitle>
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Rien n&#8217;arrive. Rien ne bouge. Un engourdissement ; la torpeur. 
On entend partout que c&#8217;est comme cela, les haut-parleurs mous ressassent dans les rues monotones.
Ceci, pas cela. Ceci, pas cela.
La politique finit par n&#8217;&#234;tre qu&#8217;une radiation, un champ magn&#233;tique homog&#232;ne ; les mouvements cr&#233;ent le champ magn&#233;tique.&#160;
La climatisation. 
Les petits moulins &#224; vent portatifs, c&#8217;est [...]</itunes:summary>
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<title>Cimes et tris</title>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 12:43:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>frope</dc:creator>

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<description><![CDATA[
.
La musique dite &#233;lectronique. 
L&#8217;ordinateur qui &#224; la fois g&#233;n&#232;re la musique, comme instrument de musique, et en assure l&#8217;enregistrement et la diffusion, comme instrument de duplication et d&#8217;&#233;mission. 
Il y a une pliure.
Ca se passe et c&#8217;est suffisant ; ce qui se fait est d&#233;j&#224; parti et peut revenir.
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&#34;Selon Michael Slote, l&#8217;un des d&#233;fauts [...]]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" src="http://www.squareamerica.com/images4/is3.jpg" alt="" /><br />
.<br />
La musique dite &eacute;lectronique. <br />
L&#8217;ordinateur qui &agrave; la fois g&eacute;n&egrave;re la musique, comme instrument de musique, et en assure l&#8217;enregistrement et la diffusion, comme instrument de duplication et d&#8217;&eacute;mission. <br />
Il y a une pliure.<br />
Ca se passe et c&#8217;est suffisant ; ce qui se fait est d&eacute;j&agrave; parti et peut revenir.<br />
.<em><br />
</em></p>
<p class="spip"><em>&quot;Selon Michael Slote, l&rsquo;un des d&eacute;fauts les plus caract&eacute;ristiques de la philosophie morale moderne par rapport &agrave; celle des anciens, c&rsquo;est qu&rsquo;elle repose sur l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;il y aurait une </em><em class="spip">asym&eacute;trie morale</em><em> entre le rapport de soi &agrave;  soi et le rapport de soi  &agrave; autrui. <a title="[1] Michael Slote, « Virtue Ethics », dans Marcia W . Baron, Philip Pettit, (...)" class="spip_note" name="nh1" href="http://720plan.ovh.net/%7Evillagil/article.php3?id_article=338#nb1"></a></em></p>
<p class="spip"><em>Mais que signifie &laquo;&nbsp;asym&eacute;trie morale&nbsp;&raquo;&nbsp;?</em></p>
<p class="spip"><em>Il n&rsquo;est pas difficile d&rsquo;illustrer l&rsquo;id&eacute;e. Pensez &agrave; Van Gogh.</em></p>
<p class="spip"><em>Je crois que tout le monde aura tendance &agrave; penser que si Van Gogh avait arrach&eacute; gratuitement l&rsquo;oreille d&rsquo;un passant au lieu de se couper la sienne, il y aurait eu une certaine diff&eacute;rence morale.</em></p>
<p class="spip"><em>&Agrave; premi&egrave;re vue, le fait de se couper l&rsquo;oreille n&rsquo;a la m&ecirc;me importance morale que l&rsquo;agression gratuite du passant. On peut m&ecirc;me aller jusqu&rsquo;&agrave; dire, c&rsquo;est mon id&eacute;e du moins, qu&rsquo;il n&rsquo;a </em><em class="spip">aucune</em><em> importance morale.</em></p>
<p class="spip"><em>Comment expliquer cette asym&eacute;trie morale entre se couper volontairement l&rsquo;oreille et l&rsquo;arracher &agrave; un passant, ou, autre exemple du m&ecirc;me genre, entre massacrer quelqu&rsquo;un &agrave; coup de batte de base-ball et se suicider (si on veut r&eacute;ussir &agrave; faire les deux, mieux vaut proc&eacute;der dans cet ordre)&nbsp;?</em></p>
<p class="spip"><em>La premi&egrave;re explication qui peut venir &agrave; l&rsquo;esprit, parce qu&rsquo;elle d&eacute;pend du sens des mots, c&rsquo;est, tout simplement, que la morale ne concerne que les autres </em><em class="spip">par d&eacute;finition</em><em> et que, par cons&eacute;quent, ce qui rel&egrave;ve du rapport &agrave; soi-m&ecirc;me n&rsquo;appartient pas au domaine  moral </em><em class="spip">par d&eacute;finition</em><em>. Mais si c&rsquo;&eacute;tait le cas, les grandes morales classiques d&rsquo;Aristote &agrave; Kant, qui accordent une certaine importance morale au rapport &agrave; soi-m&ecirc;me, devraient &ecirc;tre jug&eacute;es absurdes parce qu&rsquo;elles donneraient une valeur morale &agrave; ce qui ne peut pas en avoir par </em><em class="spip">d&eacute;finition</em><em>, ce qui </em><em class="spip">est</em>  absurde.</p>
<p class="spip"><em>Une autre explication de l&rsquo;asym&eacute;trie morale plus plausible, propos&eacute;e par  Shelly Kagan repose sur la notion de consentement. <a title="[2] Shelly Kagan, Normative Ethics, Boulder, Westview Press, 1998, p. (...)" class="spip_note" name="nh2" href="http://720plan.ovh.net/%7Evillagil/article.php3?id_article=338#nb2"></a>L&rsquo;id&eacute;e c&rsquo;est qu&rsquo;on peut causer volontairement un tort &agrave; autrui mais non &agrave; soi-m&ecirc;me, car il serait, par sa nature m&ecirc;me, un tort auquel on aurait consenti d&rsquo;avance ( pensez au suicide ) et que le consentement annule, en principe le tort. Mais, en r&eacute;alit&eacute;, la diff&eacute;rence morale ne peut pas reposer enti&egrave;rement sur l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;on ne peut pas se causer </em><em class="spip">volontairement</em><em> un tort , du fait que si on s&rsquo;est caus&eacute; volontairement un tort, c&rsquo;est un tort auquel on a consenti, et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de tort d&egrave;s lors qu&rsquo;il y a eu consentement. En effet, il existe toutes sortes de cas dans lesquels on estime que le consentement n&rsquo;annule pas le tort. Pensez aux duels ou aux combats de gladiateurs, &agrave; l&rsquo;esclavage volontaire et pour les moins lib&eacute;raux, &agrave; la prostitution.</em></p>
<p class="spip"><em>Je me propose de d&eacute;fendre la th&egrave;se de l&rsquo;asym&eacute;trie morale entre le rapport &agrave; soi et le rapport &agrave; autrui </em><em class="spip">autrement</em><em>, c&rsquo;est-&agrave;-dire sans partir d&rsquo;une id&eacute;e pr&eacute;con&ccedil;ue de ce qu&rsquo;est la morale et sans m&rsquo;appuyer exclusivement sur la notion de consentement.</em></p>
<p class="spip"><em>J&rsquo;essaierai de montrer que la notion de devoir moral envers soi-m&ecirc;me est incoh&eacute;rente, qu&rsquo;il en r&eacute;sulte que nous pouvons avoir des devoirs moraux &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des autres mais pas de nous-m&ecirc;mes, ce qui suffira, me semble-t-il, &agrave; donner une plausibilit&eacute; &agrave; la th&egrave;se de l&rsquo;asym&eacute;trie morale entre le rapport de soi &agrave; soi et le rapport de soi &agrave; autrui.&quot;</em></p>
<p>Ruwen Ogien<br />
<a href="http://720plan.ovh.net/~villagil/article.php3?id_article=338">720plan.ovh.net/~villagil/article.php3</a><br />
.</p>
<p><a href="http://frope.podemus.net/Video/alejandra__aeron__grace.avi"><br />
</a></p>
<iframe src="http://frope.podemus.com/multipod/Video/alejandra__aeron__grace.avi" name="podplayer" width="330" height="350" frameborder="0" allowtransparency="true" style="border:none; border:0px" vspace="0" hspace="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"><a href="http://frope.podemus.net/Video/alejandra__aeron__grace.avi"><img src="http://podemus.com/img/podcast-icon.gif" border=0 alt="Podcast" /></a></iframe>]]></content:encoded>
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La musique dite &#233;lectronique. 
L'ordinateur qui &#224; la fois g&#233;n&#232;re la musique, comme instrument de musique, et en assure l'enregistrement ...</itunes:subtitle>
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La musique dite &#233;lectronique. 
L&#8217;ordinateur qui &#224; la fois g&#233;n&#232;re la musique, comme instrument de musique, et en assure l&#8217;enregistrement et la diffusion, comme instrument de duplication et d&#8217;&#233;mission. 
Il y a une pliure.
Ca se passe et c&#8217;est suffisant ; ce qui se fait est d&#233;j&#224; parti et peut revenir.
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&#34;Selon Michael Slote, l&#8217;un des d&#233;fauts [...]</itunes:summary>
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<title>Mécanique du silence</title>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 10:41:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>frope</dc:creator>

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<description><![CDATA[
.
On ne voit jamais les Hommes qui courent, s&#8217;enfuient, vers le vide.
On ne voit que des circuits, des parcours, des boucles.
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&#171;&#160;La ministre de l&#8217;Int&#233;rieur Mich&#232;le Alliot-Marie a estim&#233; mardi que les policiers ont &#34;tr&#232;s bien fait leur travail&#34; lors du parcours de la flamme olympique la veille &#224; Paris, compte tenu de leur &#34;double mission&#34; [...]]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" alt="" src="http://www.ciac.ca/biennale2007/img/debroin-m-revolutions.jpg" /><br />
.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">On ne voit jamais les Hommes qui courent, s&#8217;enfuient, vers le vide.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">On ne voit que des circuits, des parcours, des boucles.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"><em>&laquo;&nbsp;La ministre de l&#8217;Int&eacute;rieur Mich&egrave;le Alliot-Marie a estim&eacute; mardi que les policiers ont &quot;tr&egrave;s bien fait leur travail&quot; lors du parcours de la flamme olympique la veille &agrave; Paris, compte tenu de leur &quot;double mission&quot; : prot&eacute;ger les sportifs et la flamme, et &quot;garantir la libert&eacute; de manifestation.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">&#8230;.
</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; l&eacute;g&egrave;rement bouscul&eacute;e par un jeune homme, une allure d&rsquo;adolescent, il courait comme un fou&nbsp;; j&rsquo;ai entendu une voix hurler&nbsp;: </em><em>&quot;Arr&ecirc;tez-le&nbsp;! Police&nbsp;!!! Arr&ecirc;tez-le&nbsp;!&quot; Le jeune homme &eacute;tait alors au niveau d&rsquo;un vieil homme qui l&rsquo;a laiss&eacute; passer sans pouvoir r&eacute;agir. Deux policiers en civil m&rsquo;ont alors d&eacute;pass&eacute;e&nbsp;; eux aussi couraient comme des d&eacute;rat&eacute;s.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"><em>&laquo;&nbsp;Ce soir, je lis sur le Net&nbsp;: </em><em>&quot;Mort d&rsquo;un sans-papiers poursuivi par la police.&quot; L&rsquo;information dit qu&rsquo;il a 29 ans, est malien, qu&rsquo;apr&egrave;s un contr&ocirc;le dans le RER il a fui, s&rsquo;est jet&eacute; dans la Marne et a fait un arr&ecirc;t cardiaque. Il est mort &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital peu de temps apr&egrave;s son admission.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"><a href="http://www.educationsansfrontieres.org/?article12705">www.educationsansfrontieres.org/</a>
</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>&quot;</em><em></em><em>On pourrait appeler &quot;visuel&quot; la somme des &quot;images de remplacement&quot; &ndash; pour une raison tr&egrave;s pr&eacute;cise : pas &quot;de remplacement&quot; parce qu&#8217;on aurait le choix et le jeu, pour des raisons ludiques&hellip; C&#8217;est pas &ccedil;a qui se passe : pour tous les &eacute;v&eacute;nements qui se passent dans le monde, il y a une image qui vient tr&egrave;s vite couvrir toutes les autres. M&ecirc;me la plus belle image qu&#8217;on ait vu r&eacute;cemment qui est le petit bonhomme devant les chars en Chine, qui moi me fait pleurer &ndash; pour une fois, il y a eu une image de la libert&eacute;, m&ecirc;me cette image elle a fini par emp&ecirc;cher toutes les autres images de la Chine de passer. Maintenant la Chine, c&#8217;est &ccedil;a. Bon, &ccedil;a aurait pu &ecirc;tre pire : en Yougoslavie on arrive m&ecirc;me pas &agrave; en faire une et, du coup, il n&#8217;y en a pas du tout ! Et on a envie de dire que le cin&eacute;ma n&#8217;a servi &agrave; rien parce que l&agrave; on a des gens proches de nous, on a une t&eacute;l&eacute;vision performante qui est l&agrave;, h&eacute;ro&iuml;que sous les bombes, on a Dubrovnik qui est belle &agrave; voir et&hellip; Tout d&#8217;un coup, on n&#8217;y comprend plus rien. Quand on ne comprend plus rien, quand on n&#8217;a plus aucune compr&eacute;hension de &quot;o&ugrave; est l&#8217;autre ?&quot; et &quot;o&ugrave; je suis, moi ?&quot;, comme autre de l&#8217;autre, quand la question de l&#8217;autre a saut&eacute;, toutes les images ont saut&eacute;. Il n&#8217;y a plus que du visuel. Par exemple, on zoome. Le zoom c&#8217;est ce qu&#8217;est la masturbation &agrave; l&#8217;amour. Bon, un peu de masturbation&hellip; mais quand il n&#8217;y a plus que &ccedil;a ! Alors, les cameramen zooment : quand il y a le Pape, ils zooment, quand il y a les p&acirc;tes Panzani, ils zooment&hellip; En fait, Panzani, non ! Parce que Panzani c&#8217;est pay&eacute; tr&egrave;s cher, alors il y a quelqu&#8217;un qui sait qu&#8217;il ne faut pas zoomer. Ca a &eacute;t&eacute; &eacute;crit quelque part. Les Saintes Ecritures, les seules qui nous restent, c&#8217;est les story-board de pubs. Comment pourrait-on &ecirc;tre fiers de nous ?</em><em>&quot; </em> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-style: normal;"></span> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Serge Daney - Itin&eacute;raire d&#8217;un cin&eacute;-fils  </p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;essayai alors de d&eacute;fendre la nouvelle m&eacute;canique quantique&nbsp;: &laquo;&nbsp;Pour l&#8217;instant, dis-je, nous ne savons pas du tout encore dans quel langage nous devons parler des ph&eacute;nom&egrave;nes se passant dans l&#8217;atome. Nous avons bien un langage math&eacute;matique, c&#8217;est-&agrave;-dire un sch&eacute;ma math&eacute;matique qui nous permet de calculer les &eacute;tats stationnaires de l&#8217;atome, ou encore les probabilit&eacute;s de transition d&#8217;un &eacute;tat &agrave; l&#8217;autre. Mais nous ne savons pas encore &ndash; du moins, d&#8217;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale &ndash; quel est le lien entre ce langage-l&agrave; et le langage ordinaire. Bien entendu, on a besoin d&#8217;un tel lien pour pouvoir appliquer la th&eacute;orie aux exp&eacute;riences. Car nous discutons toujours des faits exp&eacute;rimentaux dans notre langage ordinaire, autrement dit dans le langage ant&eacute;rieur de la physique classique. Je ne puis donc pas affirmer que nous ayons d&eacute;j&agrave; compris la m&eacute;canique quantique. Je pr&eacute;sume que le sch&eacute;ma math&eacute;matique est correct&nbsp;; mais le lien avec le langage ordinaire n&#8217;est pas encore &eacute;tabli. Ce n&#8217;est qu&#8217;une fois que ceci sera fait que nous pouvons esp&eacute;rer discuter &eacute;galement de la trajectoire de l&#8217;&eacute;lectron dans une chambre de Wilson sans qu&#8217;il y ait de contradictions internes. Il est sans doute encore trop t&ocirc;t pour donner la solution du probl&egrave;me que vous posez.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Werner Heisenberg, <font size="2">&laquo;&nbsp;<span style="">M&eacute;canique quantique et incertitude&nbsp;&raquo;</span></font></p>
<p><span style=""><font size="3">.</font></span></p>
<p><span style=""><font size="3"></font></span></p>
<p><a href="http://frope.podemus.net/Video/isou.avi"><br />
</a></p>
<iframe src="http://frope.podemus.com/multipod/Video/isou.avi" name="podplayer" width="330" height="350" frameborder="0" allowtransparency="true" style="border:none; border:0px" vspace="0" hspace="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"><a href="http://frope.podemus.net/Video/isou.avi"><img src="http://podemus.com/img/podcast-icon.gif" border=0 alt="Podcast" /></a></iframe>]]></content:encoded>
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On ne voit jamais les Hommes qui courent, s'enfuient, vers le vide.
On ne voit que des circuits, des parcours, des ...</itunes:subtitle>
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On ne voit jamais les Hommes qui courent, s&#8217;enfuient, vers le vide.
On ne voit que des circuits, des parcours, des boucles.
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&#171;&#160;La ministre de l&#8217;Int&#233;rieur Mich&#232;le Alliot-Marie a estim&#233; mardi que les policiers ont &#34;tr&#232;s bien fait leur travail&#34; lors du parcours de la flamme olympique la veille &#224; Paris, compte tenu de leur &#34;double mission&#34; [...]</itunes:summary>
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<title>Entre-prises</title>
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<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 13:24:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>frope</dc:creator>

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<description><![CDATA[
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L&#8217;entreprise, c&#8217;est la vie !
(Oui, aime, aime&#8230;)
L&#8217;entreprise n&#8217;a rien &#224; gagner &#224; se filmer. Elle ne le peut pas.
La vie ne se regarde pas.
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&#34;Les salari&#233;s de la finance sont en effet parvenus &#224; renverser le rapport de force de mani&#232;re &#233;tonnante. Les gestionnaires des institutions financi&#232;res esp&#232;rent g&#233;n&#233;ralement appliquer une formule de r&#233;partition des revenus [...]]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" src="http://holbein.free.fr/esp-holbein/vibeke-tandberg1_500.jpg" alt="" /><br />
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L&#8217;entreprise, c&#8217;est la vie !<br />
(Oui, aime, aime&#8230;)<br />
L&#8217;entreprise n&#8217;a rien &agrave; gagner &agrave; se filmer. Elle ne le peut pas.<br />
La vie ne se regarde pas.<br />
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<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>&quot;Les salari&eacute;s de la finance sont en effet parvenus &agrave; renverser le rapport de force de mani&egrave;re &eacute;tonnante. Les gestionnaires des institutions financi&egrave;res esp&egrave;rent g&eacute;n&eacute;ralement appliquer une formule de r&eacute;partition des revenus financiers (apr&egrave;s paiement des salaires, des int&eacute;r&ecirc;ts du capital et apr&egrave;s provisions) du type&nbsp;: 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour les imp&ocirc;ts, 1/3 pour le bonus des salari&eacute;s. Mais, au terme des n&eacute;gociations, la distribution atteint parfois 45% pour les salari&eacute;s (charges patronales comprises) et 20% pour les actionnaires, le reste allant au tr&eacute;sor public. <br />
L&rsquo;id&eacute;e de &laquo;&nbsp;cr&eacute;ation de valeur pour l&rsquo;actionnaire&nbsp;&raquo; attribue le surplus &agrave; un groupe donn&eacute;&nbsp;: les propri&eacute;taires de la firme. Il n&rsquo;y a cependant aucune raison pour qu&rsquo;il en soit ainsi. Dans la th&eacute;orie &eacute;conomique n&eacute;o-classique l&rsquo;autre nom de la &laquo;&nbsp;cr&eacute;ation de valeur&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est la rente. Or la rente n&rsquo;est fille de personne, ni du capital, ni du travail. C&rsquo;est un surplus libre pour l&rsquo;appropriation des diff&eacute;rents groupes. La finance, en renversant la logique de la r&eacute;partition du surplus, remet au go&ucirc;t du jour la lutte pour la r&eacute;partition du surplus. </p>
<p>Les working rich sont-ils d&egrave;s lors une &laquo;&nbsp;avant-garde du prol&eacute;tariat&nbsp;&raquo;&nbsp;? Oui dans la mesure o&ugrave; ils renversent la logique de la cr&eacute;ation de valeur. Mais il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un bloc homog&egrave;ne. On a affaire &agrave; un petit groupe de salari&eacute;s riches qui s&rsquo;opposent aux salari&eacute;s ordinaires, moins mobiles qu&rsquo;eux et qui n&rsquo;ont pas acc&egrave;s &agrave; des actifs aussi monnayables. Les working rich transgressent les fronti&egrave;res classiques de l&rsquo;entreprise, puisqu&rsquo;ils emportent avec eux des actifs qui appartiennent au collectif. Cependant cette transgression n&rsquo;est pas une subversion&hellip; Elle participe &agrave; la dynamique de &laquo;&nbsp;cr&eacute;ation destructrice&nbsp;&raquo; propre au capitalisme.&quot;<br />
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<p style="margin-bottom: 0cm;">Olivier Godechot.</p>
<p><a href="http://olivier.godechot.free.fr/">olivier.godechot.free.fr/</a><br />
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<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;"><em>&quot;Si l&#8217;organisation morphologique est capable de provoquer le d&eacute;clenchement de la r&eacute;organisation des agents aspectuels par une certaine anticipation de sa conduite et si ce fait, cette activation d&#8217;agents repr&eacute;sentant une signification qui n&#8217;est pas encore celle de l&#8217;&eacute;tat courant de l&#8217;organisme post&eacute; dans son monde, produit un mouvement qui se stabilise, si la morphologie vient &agrave; repr&eacute;senter contin&ucirc;ment ce que l&#8217;organisation aspectuelle devient, alors on dira que l&#8217;&eacute;tat de stabilisation, qui ne sera qu&#8217;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re, est l&#8217;&eacute;tat de conscience de l&#8217;organisme.&quot;  </em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">Alain Cardon.</p>
<p><a href="http://www.automatesintelligents.com/manif/2001/juin/cardon.html">www.automatesintelligents.com/manif/2001/juin/cardon.html</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal;">.
</p>
<p><a href="http://fr.youtube.com/watch?v=CHCi-Tgaxc4">fr.youtube.com/watch</a><br />
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<img border="0" src="http://www.exporevue.com/artistes/fr/radisic/radisic40.jpg" alt="" />
</p>
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<itunes:author> frope</itunes:author>
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.
L'entreprise, c'est la vie !
(Oui, aime, aime...)
L'entreprise n'a rien &#224; gagner &#224; se filmer. Elle ne le peut pas.
La vie ...</itunes:subtitle>
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L&#8217;entreprise, c&#8217;est la vie !
(Oui, aime, aime&#8230;)
L&#8217;entreprise n&#8217;a rien &#224; gagner &#224; se filmer. Elle ne le peut pas.
La vie ne se regarde pas.
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&#34;Les salari&#233;s de la finance sont en effet parvenus &#224; renverser le rapport de force de mani&#232;re &#233;tonnante. Les gestionnaires des institutions financi&#232;res esp&#232;rent g&#233;n&#233;ralement appliquer une formule de r&#233;partition des revenus [...]</itunes:summary>
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